Le guide du Routard Bruxelles

Mardi, 10 novembre 2009

par Frère Tim

Routard: Bruxelles

Routard: Bruxelles

Le Routard Bruxelles 2010, tout juste sorti de presse, aurait aussi bien pu s’appeller « vitrine de l’office du tourisme bruxellois », tant les choix proposés – au niveau des restos, lieux de sortie, place to be et autres lieux à visister – sont convenus, éculés. Et pour le dire « cash »: souvent assez emmerdants.

Revue de ces 200 pages, poussées (qui a dit « subsidiées? ») par la coalition Olivier. Pensez-donc: le sacro-saint guide du Routard, ça vous pose une ville, ça vous ramène un max de touristes franchouillards…

On passera sur « les coups de coeur du routard »: Atomium, bières belges, casserole de moules-frites, palais royal,… On ne s’attardera pas, non plus, sur les longs chapitres introductifs – on vous fait grâce de l’histoire de la frite contée par le Routard. Et on ricanera (quand même) de voir que Virginie Efira (!!!) est listée dans les  »personnages » du Routard. Soit…

Venons-en aux quelques adresses conseillées par les Frenchies. Au rayon « hotels et residences », le routard est relativement complet, se contentant d’aligner les etablissements hoteliers de la capitale, en se cantonnant à du relativement descriptif.

Sur les fritkots, on nous ressort l’inévitable et terriblement surfaite friterie Antoine de la place Jourdan. On a également droit à Frit’Flagey – un temple de la frite pas cuite et dégoulinante. Pas une ligne, par exemple, sur le fritkot de la barrière de Saint-Gilles, haut lieu des amateurs de frites et autres Bicky Burgers de la capitale belge. Un gros raté, donc.

Rayon restos, ça va du « bon marché » au « très cher », en passant par le « prix modérés à prix moyens ». Ainsi le routard se fend-il d’une demi colonne sur… Exki – « de la vraie restauration rapide de qualité ». Le Pain quotidien a également droit à son hagiographie: le Routard le « recommande chaudement ».
Les « Brassins » à Ixelles ou le « Corbeau » à Bxl-ville figurent également dans la catégorie « bon marché ».

Prix moyens (pêle-mêle): la Fin de siècle, la Cuisine, Raconte moi des salades, le Volle gas,… sont quelques-unes des adresses visitées par le guide français. Dans le quartier du cimetierre d’Ixelles, le Routard ose nous parler de la triste « Bécasse »…
Plus chics: Le Corbier et la Quincaillerie sont portées aux nues. Le Routard glisse, quand même timidement que « le soir, la Quincaillerie, c’est surfait ». Indeed… Le Vert de gris, l’Arrosoir et Les Armes de Bruxelles (« une valeur sûre », dit le Routard) ferment la marche.
Très chic: le Routard conseille Midi Station (et son « ambiance hyper branchée ») ou encore Lola, Millésime et Rouge Tomate.

N’en jetez-plus, le Routard conseille, notamment, pour les noctambules de sortir au Fuse, au Louise Gallery ou au You, voire au Montecristo. Quatre des endroits les plus pourris de la capitale. Vous jugerez surplace…

Enfin, le guide propose des ballades dans plusieurs quartiers de Bruxelles – rien que du très attendu (la Grand-place, le Sablon, les Marolles).

Allez, on terminera ce post sur un cocorico: pour les bons plans bruxellois, c’est les Témoins de la Java. Point barre. So long, le Routard!

Bruxelles, le guide du routard 2010, Ed. Hachette.

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3 Responses to “Le guide du Routard Bruxelles”

  1. Tatiana

    Chers Fidèles,

    Auriez-vous une pieuse pensée, et plus si affinité, pour le Wiels dont les jours semblent comptés.
    En espérant vous avoir mis sur la Voie.

    Tatiana, votre lectrice devant l’Eternel …qui s’apprête à lancer un blog dont le lectorat potentiel devrait apprécier les Témoins de la Java et vous propose de vous faire figurer dans le blogroll le divin moment venu.

    #320
  2. Ooooh ! C’est gentil… :)

    #322
  3. PS: on va rédiger un petit billet sur le Wiels, sooon… ;-)

    #324

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