David Lloyd vs Aspria (un bobo, ça transpire)
Mettons, le temps d’un post – on vous rassure, nos sarcasmes et notre causticité de côté, pour nous attaquer, ladies&gentlemen, à un comparatif d’un genre particulier: celui des salles de sports bruxelloises. D’emblée ne nous attardons pas sur les douteux « Passage Fitness » qui essaiment partout à Bruxelles pour nous concentrer sur deux marques plus haut de gamme: l’Aspria Sports Club et le David Lloyd Sports Club.
1) Les installations. Le David Lloyd est planté en plein Bois de la Cambre, entre Ixelles et Uccle. Parking souterrain et facilité d’accès, la salle de fitness est vaste et aérée – quoiqu’un peu trop bruyante. Les appareils sont multiples (type cardio ou musculation pure) et les profs vous foutent la paix si vous ne les sollicitez pas – pas de démarchage intempestif, donc. Le nek plus ultra? Le plug in IPod pour la plupart des appareils « cardio ». Bring you own music…
Le David Lloyd compte une dizaine de terrains de tennis, dont cinq en moquette à l’intérieur, auxquels vous pourrez accéder avec l’abonnement supérieur (on reviendra sur la douloureuse un peu plus bas). Deux piscines sont à dispo (une extérieure chauffée même en hiver et une intérieure). Le jacuzzi est vaste mais pas toujours bien réglé, c’est-à-dire que les bulles vous arrachent le dos plutôt que de vous détendre. Hammam, saunas (à 70 ou à 80 degrés) complètent la panoplie. On vous vantera, peut-être aussi, un practice de golf: n’en croyez rien, il s’agit d’un vulgaire « pad » avec un filet pour taper quelques balles. Les vestiaires sont propres, les douches aussi, les casiers un peu justes quand on doit y remiser des raquettes, etc.
Un très bon point: le Lloyd dispose d’une crèche (gratuite ou presque) et d’une garderie (payante), ce qui peut s’avérer impératif si vous vous trimballez votre marmaille…
L’Aspria disposent de trois implantations bruxelloises (La Rasante, le Conrad et la rue de l’Industrie). Arrêtons-nous sur le club de la rue de l’Industrie. La salle de fitness est relativement exigue et, compte tenu de votre horaire, il vous faudra parfois jouer des coudes ou patienter pour accéder à l’appareil de votre choix. Ce qui est particulièrement désagréable quand on ne dispose que d’un laps de temps assez court. Mais, passons. Les coaches sont pros, parfois un peu mêle-tout et envahissants… La piscine couverte est divisée en couloirs selon la vitesse, le jacuzzi et le sauna sont ridiculement petits.
Un très bon point: l’Aspria vous fournit les serviettes chaque fois que vous venez transpirer, ce qui peut s’avérer très utile pour que vos serviettes humides ne macèrent pas dans votre sac de sports toute l’après-midi – importunant vos braves collègues par la même occasion.
2) How expensive is it? Sans tourner autour du pot, écrivons-le: c’est bonbon. Faire du sport à l’Aspria ou au Lloyd n’est pas à la portée du premier compte en banque venu – tout dépendra, ensuite, de votre ratio personnel et de la fréquence à laquelle vous vous rendrez dans la salle. Au David Lloyd, l’abonnement tourne entre 120 et 170 euros par mois, à l’Aspria c’est légèrement en dessous. Différentes formules sont proposées: par exemple accessible avant 17h30, ou pas les week-end, il y a aussi des formules sans le tennis au David Lloyd. Cerise sur le gâteau: le droit d’entrée. Il est de 350 euros au Lloyd, tandis qu’a l’Aspria, en marchandant un peu, vous pourre le ramener vers les 100 euros.
3) Et l’ambiance dans tout ça? Au Lloyd, l’atmosphère est (surtout) au 3e âge. Pas mal de seniors hantent, en effet, le jacuzzi, la salle de fitness du club. Ces golden seniors – qui n’émargent certainement pas au CPAS d’Uccle mais ont dû laisser quelques billets dans la chute de la Maison Fortis – contrastent avec le côté quelque peu bling bling du David Lloyd. A contrario, j’ai trouvé l’Aspria bien plus snob que le Lloyd. Le club de la rue de de l’Industrie est noyauté par les eurofonctionnaires qui y trustent les appareils et gavent le bon peuple avec le « Midday briefing » de la Commission européenne diffusé en boucle pendant qu’ils trottinent sur leur tapis roulant.
4) Verdict. L’accessibilité du Lloyd le déssert – pas facile d’y aller sur un temps de midi quand on souque en ville. Mais c’est aussi ce qui fait son charme et le préserve de la frénésie de l’Aspria. L’Aspria est assurément moins cher, mais les installations restent un cran en deça. Donc, quitte, à taper dans le portefeuille, autant ne pas faire dans la demi-mesure: prenez un abonnement au Lloyd si vous avez un peu de bide et que votre femme vous traque avec vos grammes superflus. Et puis, c’est de votre faute, toujours a suivre les plans restos de la Java…



Cher Frère Tim,
Je voulais vous signaler l’existence d’un troisième club, certes a priori moins hype que le David Lloyd ou l’Aspria, mais pas mal du tout quand même: le Kinetix.
Il y a une belle piscine de 30m avec un sauna pas rikiki pour un sou, suffisamment d’appareils pour ne pas devoir faire la file et, last but not least, des cours collectifs assez excellents (pilates, aquagym, yoga,…). L’abonnement hors promo revient à 85€/mois. Le tout en face d’un arrêt du tram 23 sur le boulevard Lambermont. Un vrai bonheur pour la sédentaire que j’étais!
Tatiana, votre dévote lectrice.
Merci pour l’information, Tatiana, que Java te garde.