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	<title>Les Témoins de la Java</title>
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	<description>Nous vous apportons la bonne parole...</description>
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		<title>Kwint Brussels</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 08:56:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Willy</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Plaisirs de la bouche]]></category>
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		<description><![CDATA[En plein milieu de la semaine, après une journée harassante à la manufacture, nous avions juste envie de passer un moment tranquille et plein de douceurs. Direction le Kwint, une maison de bouches qui nous avait jusqu'à présent échappée. C'est évident, sans être tout à fait original, le lieu ne manque pas d'intérêt et on peut même parler d'audace pour avoir fait le pari d'une certaine élégance, signée Arne Quinze, sous des arcades (ndlr: du Mont des Arts) jadis converties en urinoirs clandestins. Le lieu est même très sympathique puisqu'il offre à ses clients une vue exceptionnelle sur le parc de l'Albertine et la tour de la Grandplace, on imagine aisément que la terrasse ne doit pas désemplir les jours ensoleillés. Néanmoins et on ne va pas la faire longue, le Kwint, cela reste quand même clairement un "Pinto like" de plus à Bruxelles]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1976" class="wp-caption alignleft" style="width: 261px"><a rel="attachment wp-att-1976" href="http://temoinsdelajava.org/2010/02/18/kwint-brussels/kwint-soir2-3/"><img class="size-medium wp-image-1976 " title="Kwint" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/02/Kwint-soir22-314x472.jpg" alt="" width="251" height="378" /></a><p class="wp-caption-text">Kwint</p></div>
<p>En plein milieu de la semaine, après une journée harassante à la manufacture, nous avions juste envie de passer un moment tranquille et plein de douceurs. Direction <a href="http://www.kwintbrussels.com" target="_blank">le Kwint</a>, une maison de bouches qui nous avait jusqu&#8217;à présent échappée. C&#8217;est évident, sans être tout à fait original, le lieu ne manque pas d&#8217;intérêt et on peut même parler d&#8217;audace pour avoir fait le pari d&#8217;une certaine élégance, signée <a href="http://www.arnequinze.tv/" target="_blank">Arne Quinze</a>, sous des arcades (ndlr: du Mont des Arts) jadis converties en urinoirs clandestins.</p>
<p>Le lieu est même très sympathique puisqu&#8217;il offre à ses clients une vue exceptionnelle sur le parc de l&#8217;Albertine et la tour de la Grandplace, on imagine aisément que la terrasse ne doit pas désemplir les jours ensoleillés. Néanmoins et on ne va pas la faire longue, le Kwint, cela reste quand même clairement un &laquo;&nbsp;<em><a href="http://temoinsdelajava.org/2009/11/07/midi-station/" target="_blank">Pinto like</a></em>&nbsp;&raquo; de plus à Bruxelles (parmi les inévitables, la musique lounge, la décoration design et froide, la coutellerie soignée, l&#8217;accueil distingué et affable, les toilettes avant-gardistes&#8230;), ce qui se devine déjà avant d&#8217;avoir franchi les portes&#8230;.mais&#8230;à la grande différence&#8230;que l&#8217;accent est mis sur les produits haut de gamme, en particulier le foie gras et les truffes.</p>
<p>Ce détail n&#8217;en est pas un car, outre une mini boutique à l&#8217;entrée qui écoule les produits des Maisons de <a href="http://corporate.maison-de-la-truffe.com/Pages/index.html" target="_blank">la Truffe</a> et <a href="http://www.lamaisonkaspia.fr/" target="_blank">Kaspia</a>, les deux produits sont omniprésents dans la carte des mets. Des frites aromatisée à la truffe ? Un exemple ! Le décor étant posé, passons à quelques détails&#8230;et on commence par les mauvais points !</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;emblée, nous n&#8217;avons pas trop aimé le style du proto-majordome annonçant à la réservation qu&#8217;il n&#8217;y a aucune table de disponible avec une vue sur la ville mais qu&#8217;une fois sur place, il se révèle que la moitié desdits emplacements sont inoccupés jusqu&#8217;à la quasi fermeture. Effet de marketing ? Qu&#8217;importe&#8230;.ce n&#8217;est pas très professionnel quand on prétend  jouer la carte du prestige. Je vous rassure, la table, nous l&#8217;avons eu mais il aura presque fallu la négocier. Autre élément et non des moindres, la Direction devrait sincèrement rappeler à son personnel&#8230;.au demeurant fort gentil&#8230;qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un restaurant et non d&#8217;un fastfood ! En l&#8217;occurrence, se voir demander ce que l&#8217;on mange dix minutes montre en main après être arrivé (&laquo;&nbsp;<em>Aaaaah ! On ne prend pas l&#8217;apéro chez vous ?</em>&laquo;&nbsp;), se voir retirer son assiette cinq minutes après l&#8217;avoir terminé (&laquo;&nbsp;<em>C&#8217;est bête, j&#8217;avais encore du pain dans la main !</em>&laquo;&nbsp;) ou encore se faire servir une bouteille&#8230;.ouverte&#8230;de Bordeaux quand on a commandé du Bourgogne (&laquo;&nbsp;<em>Vous avez de la chance, Mademoiselle, nous buvons de tout</em>&laquo;&nbsp;) ! Bravo les ressources humaines, c&#8217;est presque le paradis de l&#8217;horeca !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas encore la cote d&#8217;exclusion mais c&#8217;était vraiment très moyen. Les alimentaires de la presse écrite ont tendance à éluder ce genre de situation dans les maquis bruxellois. Indépendante, la Java paye et donc l&#8217;ouvre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Et du côté de l&#8217;assiette alors ? Là, nous revenons vers des horizons plus fleuris. La <a href="http://www.kwintbrussels.com/pdf/menu01_FR.pdf" target="_blank">carte ne manque pas d&#8217;attraits</a> (même si certaines majorations sont excessives et juste bonnes à payer le remboursement des prêts sur investissement&#8230;.le filet américain à 24 euros, faut pas déconner !): nous nous sommes laissés tenter en entrée par des oeufs brouillés à la truffe de Bourgogne (pour moi) et un oeuf poché truffé en gelée, roquette et crème balsamique (pour elle). Bons, fins, onctueux et apaisants sur le palais&#8230;.ensuite nous avons jeté un sort à une piquatta de veau à la roquette, parfum de balsamique de truffe, poêlée de légumes (pour lui) et un risotto à la truffe de Bourgogne (pour elle). Toujours plaisants, très même&#8230;on se seraient presque accoutumés au tout au &laquo;&nbsp;<em>diamant noir</em>&laquo;&nbsp;. Enfin, en apothéose, un coulommiers fourré à la truffe (pour lui) et une tarte au citron (pour elle). Côté vin, les prix ne sont pas excessifs mais nous avons opté pour une consommation au verre de tous les rouges, rien à signaler&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Côté cuisine, donc, le Kwint est une bonne adresse et ne démérite pas son petit succès. On peut être &laquo;&nbsp;<em>The place to be</em>&nbsp;&raquo; sans céder un pouce de terrain à la déception (bonjour les amis du <a href="http://www.chaletrobinson.be/" target="_blank">Chalet</a> !). Par contre, il devrait sincèrement revoir les manières du personnel, on l&#8217;a dit, fort gentil, mais un peu trop gauche&#8230;un peu trop&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, le verdict ? Allez, on fait péter les 75 % ! Faites flamber les euros, faites vous plaisir, au minimum 150 euros pour deux en service complet !</p>
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		<title>David Lloyd vs Aspria (un bobo, ça transpire)</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 11:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Tim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plaisirs de vie]]></category>
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		<description><![CDATA[On transpire pour vous. La Java compare pour vous les salles de sports les plus hypes de Bruxelles: l'Aspria et le David Lloyd. Où ça fait mal aux muscles, mais aussi au portefeuille.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1959" class="wp-caption alignleft" style="width: 171px"><a rel="attachment wp-att-1959" href="http://temoinsdelajava.org/2010/02/02/david-lloyd-vs-aspria-un-bobo-ca-transpire/capture-d%e2%80%99ecran-2010-02-01-a-23-03-30/"><img class="size-thumbnail wp-image-1959" title="David Lloyd" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/02/Capture-d’écran-2010-02-01-à-23.03.30-161x150.png" alt="" width="161" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">David Lloyd</p></div>
<p>Mettons, le temps d&#8217;un post &#8211; on vous rassure, nos sarcasmes et notre causticité de côté, pour nous attaquer, ladies&amp;gentlemen, à un comparatif d&#8217;un genre particulier: celui des salles de sports bruxelloises. D&#8217;emblée ne nous attardons pas sur les douteux &laquo;&nbsp;Passage Fitness&nbsp;&raquo; qui essaiment partout à Bruxelles pour nous concentrer sur deux marques plus haut de gamme: <a href="http://www.aspria.com/aspria-belgium/fr/les-clubs.aspx" target="_blank">l&#8217;Aspria Sports Club </a>et le <a href="http://www.davidlloyd.be/start.htm" target="_blank">David Lloyd Sports Club</a>.</p>
<p><strong>1) Les installations. </strong>Le David Lloyd est planté en  plein Bois de la Cambre, entre Ixelles et Uccle. Parking souterrain et facilité d&#8217;accès, la salle de fitness est vaste et aérée &#8211; quoiqu&#8217;un peu trop bruyante. Les appareils sont multiples (type cardio ou musculation pure) et les profs vous foutent la paix si vous ne les sollicitez pas &#8211; pas de démarchage intempestif, donc. Le nek plus ultra? Le plug in IPod pour la plupart des appareils &laquo;&nbsp;cardio&nbsp;&raquo;. Bring you own music&#8230;</p>
<p>Le David Lloyd compte une dizaine de terrains de tennis, dont cinq en moquette à l&#8217;intérieur, auxquels vous pourrez accéder avec l&#8217;abonnement supérieur (on reviendra sur la douloureuse un peu plus bas). Deux piscines sont à dispo (une extérieure chauffée même en hiver et une intérieure). Le jacuzzi est vaste mais pas toujours bien réglé, c&#8217;est-à-dire que les bulles vous arrachent le dos plutôt que de vous détendre. Hammam, saunas (à 70 ou à 80 degrés) complètent la panoplie. On vous vantera, peut-être aussi, un practice de golf: n&#8217;en croyez rien, il s&#8217;agit d&#8217;un vulgaire &laquo;&nbsp;pad&nbsp;&raquo; avec un filet pour taper quelques balles. Les vestiaires sont propres, les douches aussi, les casiers un peu justes quand on  doit y remiser des raquettes, etc.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Un très bon point</strong>: le Lloyd dispose d&#8217;une crèche (gratuite ou presque) et d&#8217;une garderie (payante), ce qui peut s&#8217;avérer impératif si vous vous trimballez votre marmaille&#8230;</p>
<div id="attachment_1960" class="wp-caption alignleft" style="width: 199px"><a rel="attachment wp-att-1960" href="http://temoinsdelajava.org/2010/02/02/david-lloyd-vs-aspria-un-bobo-ca-transpire/capture-d%e2%80%99ecran-2010-02-01-a-23-03-15/"><img class="size-thumbnail wp-image-1960" title="David Lloyd" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/02/Capture-d’écran-2010-02-01-à-23.03.15-189x150.png" alt="" width="189" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">David Lloyd</p></div>
<p>L&#8217;Aspria  disposent de trois implantations bruxelloises (La Rasante, le Conrad et la rue de l&#8217;Industrie). Arrêtons-nous sur le club de la rue de l&#8217;Industrie. La salle de fitness est relativement exigue et, compte tenu de votre horaire, il vous faudra parfois jouer des coudes ou patienter pour accéder à l&#8217;appareil de votre choix. Ce qui est particulièrement désagréable quand on ne dispose que d&#8217;un laps de temps assez court. Mais, passons. Les coaches sont pros, parfois un peu mêle-tout et envahissants&#8230; La piscine couverte est divisée en couloirs selon la vitesse, le jacuzzi et le sauna sont ridiculement petits.</p>
<p><strong>Un très bon point: </strong>l&#8217;Aspria vous fournit les serviettes chaque fois que vous venez transpirer, ce qui peut s&#8217;avérer très utile pour que vos serviettes humides ne macèrent pas dans votre sac de sports toute l&#8217;après-midi &#8211; importunant vos braves collègues par la même occasion.</p>
<p><strong>2) How expensive is it?</strong> Sans tourner autour du pot, écrivons-le: c&#8217;est bonbon. Faire du sport à l&#8217;Aspria ou au Lloyd n&#8217;est pas à la portée du premier compte en banque venu &#8211; tout dépendra, ensuite, de votre ratio personnel et de la fréquence à laquelle vous vous rendrez dans la salle. Au David Lloyd, l&#8217;abonnement tourne entre 120 et 170 euros par mois, à l&#8217;Aspria c&#8217;est légèrement en dessous. Différentes formules sont proposées: par exemple accessible avant 17h30, ou pas les week-end, il y a aussi des formules sans le tennis au David Lloyd. Cerise sur le gâteau: le droit d&#8217;entrée. Il est de 350 euros au Lloyd, tandis qu&#8217;a l&#8217;Aspria, en marchandant un peu, vous pourre le ramener vers les 100 euros.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_1961" class="wp-caption alignleft" style="width: 161px"><a rel="attachment wp-att-1961" href="http://temoinsdelajava.org/2010/02/02/david-lloyd-vs-aspria-un-bobo-ca-transpire/capture-d%e2%80%99ecran-2010-02-01-a-23-06-33/"><img class="size-thumbnail wp-image-1961" title="Aspria Conrad" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/02/Capture-d’écran-2010-02-01-à-23.06.33-151x150.png" alt="" width="151" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Aspria Conrad</p></div>
<p><strong>3) Et l&#8217;ambiance dans tout ça?</strong> Au Lloyd, l&#8217;atmosphère est (surtout) au 3e âge. Pas mal de seniors hantent, en effet, le jacuzzi, la salle de fitness du club. Ces golden seniors &#8211; qui n&#8217;émargent certainement pas au CPAS d&#8217;Uccle mais ont dû laisser quelques billets dans la chute de la Maison Fortis &#8211; contrastent avec le côté quelque peu bling bling du David Lloyd.  A contrario, j&#8217;ai trouvé l&#8217;Aspria bien plus snob que le Lloyd. Le club de la rue de de l&#8217;Industrie est noyauté par les eurofonctionnaires qui y trustent les appareils et gavent le bon peuple avec le &laquo;&nbsp;Midday briefing&nbsp;&raquo; de la Commission européenne diffusé en boucle pendant qu&#8217;ils trottinent sur leur tapis roulant.</p>
<p><strong>4) Verdict.</strong> L&#8217;accessibilité du Lloyd le déssert &#8211; pas facile d&#8217;y aller sur un temps de midi quand on souque en ville. Mais c&#8217;est aussi ce qui fait son charme et le préserve de la frénésie de l&#8217;Aspria. L&#8217;Aspria est assurément moins cher, mais les installations restent un cran en deça. Donc, quitte, à taper dans le portefeuille, autant ne pas faire dans la demi-mesure: prenez un abonnement au Lloyd si vous avez un peu de bide et que votre femme vous traque avec vos grammes superflus. Et puis, c&#8217;est de votre faute, toujours a suivre les plans restos de la Java&#8230;</p>
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		<title>Sherlock Holmes entre deux eaux</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 21:53:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Joseph</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Disons-le d’emblée, nous sommes sortis de la salle avec deux sentiments parfaitement contradictoires, en apparence du moins. Côté pile, le film de Guy Ritchie est sans aucun doute une réussite. Le genre de divertissement capable également de captiver des spectateurs totalement rétifs par principe aux blockbusters. Parlons acteurs tout d’abord. S’il surjoue à certains moments, Robert Downey jr est vraiment très bon et trouve la plupart du temps l’équilibre entre le dilettantisme holmsien, sa perversité, son extravagance et son génie déductif. On saura gré à Jude Law de jouer un très sobre et très crédible Watson (sans doute le plus proche des personnages de Conan Doyle). Le casting féminin est tout aussi réussi. On pointera malgré tout quelques faiblesses côté « méchants » avec un Mark Strong qui commence bien mais finit par se perdre un peu dans un rôle de composition empruntant de manière  trop évidente à Oswald Mosley.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1941" class="wp-caption alignleft" style="width: 110px"><a rel="attachment wp-att-1941" href="http://temoinsdelajava.org/2010/02/01/sherlock-holmes-entre-deux-eaux/capture-d%e2%80%99ecran-2010-02-01-a-22-44-18/"><img class="size-thumbnail wp-image-1941" title="Sherlock Holmes" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/02/Capture-d’écran-2010-02-01-à-22.44.18-100x150.png" alt="" width="100" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Sherlock Holmes</p></div>
<p>Disons-le d’emblée, nous sommes sortis de la salle avec deux sentiments parfaitement contradictoires, en apparence du moins. Côté pile, <a href="http://sherlock-holmes-movie.warnerbros.com/" target="_blank">le film de Guy Ritchie</a> est sans aucun doute une réussite. Le genre de divertissement capable également de captiver des spectateurs totalement rétifs par principe aux blockbusters.</p>
<p>Parlons acteurs tout d’abord. S’il surjoue à certains moments, Robert Downey jr est vraiment très bon et trouve la plupart du temps l’équilibre entre le dilettantisme holmsien, sa perversité, son extravagance et son génie déductif. On saura gré à Jude Law de jouer un très sobre et très crédible Watson (sans doute le plus proche des personnages de Conan Doyle). Le casting féminin est tout aussi réussi. On pointera malgré tout quelques faiblesses côté « méchants » avec un Mark Strong qui commence bien mais finit par se perdre un peu dans un rôle de composition empruntant de manière  trop évidente à Oswald Mosley.</p>
<p>Côté réalisation, c’est du solide. Une photo qui oscille parfaitement entre le réalisme et les côtés interlopes du Londres du 19<sup>ème</sup> siècle sans jamais trop en faire. Des effets spéciaux bien ajustés et côté décor sans doute une des plus belles reconstitutions de Londres qu’il nous a été donnée de voir sur grand écran. Contrairement à ce que les prémisses pourraient laisser penser, le scénario est assez consistant. On ne regarde jamais sa montre durant les 128 minutes du film et les dialogues sont parfois de très bonnes factures. On se perd juste vers la fin avec des références historiques un peu balourdes mais le final sauve le tout et donne même des clés intéressantes pour une suite qu’on imagine déjà bien avancée.</p>
<p>Côté pile donc, rien à redire, Guy Ritchie rend une très belle copie.</p>
<p>Côté face, il semble inévitable de passer le film sur le grill de la fidélité au personnage de Conan Doyle.</p>
<p style="padding-left: 30px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500" height="315" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/vAaoFfh7CSQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;border=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="315" src="http://www.youtube.com/v/vAaoFfh7CSQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;border=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le film de Guy Ritchie n’est, loin sans faut, pas la première adaptation à l’écran de ses livres. Des séries un peu insipides (où toutes les aspérités du personnage sont bien brossées) à l’excellent « The private life of Sherlock Holmes » de Billy Wilder  où le réalisateur de « Some like it hot » et de « Kiss me idiot » parvient, dans un de ses derniers films, à faire ressortir tous les côtés sombres du détective (en ce compris son addiction aux drogues dures), tout le monde y trouvera son compte et, donc, à boire et à manger.</p>
<p>Le problème ici c’est qu’on ne voit pas très bien où Guy Ritchie veut en venir. On lui accordera le satisfecit de ne pas avoir complètement gommé les côtés sombres de notre héros mais on reste quand même fort dans le « politiquement correct » (aucune référence, par exemple,  à l’héroïne qui est un des principaux adjuvants de Holmes) là où Conan Doyle avait sans doute créé un des premiers personnages totalement sulfureux de la littérature policière et offert une voie royale aux cinéastes, à fortiori quand ceux-ci disposent d’une liberté de ton et de gros moyens financiers.</p>
<p>En outre, et c’est dommageable, Ritchie allonge une sauce totalement inutile avec des scènes de combat (heureusement il y’en a peu) en décalage total avec l’original. Plus gênant,  la trame du scénario s’éloigne tellement de la philosophie de Conan Doyle que l’on vient à se demander si on peut encore vraiment parler d’adaptation.</p>
<p>Et loin de constituer un détail, cette dénaturation constitue le nœud d’un problème.</p>
<p>A force de ne pas choisir entre le Sherlock Holmes bien fade des séries télévisées et l’adaptation parfaite de Wilder,  on en vient à se poser la question de l’intérêt d’utiliser la « marque » Sherlock Holmes, tant le personnage campé par Downey jr ressemble autant à Holmes qu’à un James Bond recontextualisé dans l’univers victorien. Pas naïf pour un sou, on a deviné évidement l’intérêt marketing d’appeler ce film « Sherlock Holmes » et non « John Smith » mais au-delà de cette brandisation, il est bien difficile de trouver un lien tangible entre le film et l’œuvre originale et cela se doit d’être dit même si ce parti pris est bien assumé par Guy Ritchie.</p>
<p>En clair, on ne suivra pas la critique (en tout cas francophone) qui a dézingué en masse ce très bon divertissement auquel on accordera sans peine la mention « worth seeing ». On regrettera donc, par contre, avec un peu de courroux cette dénaturation du personnage, avec la pointe de snobisme exaspérant du puriste mais aussi à cause de la difficulté d’exploiter cette belle mécanique pour faire découvrir à notre belle jeunesse, l’œuvre fabuleuse (et nous pesons nos mots) laissée par Sir Arthur Conan Doyle.</p>
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		<title>Séquence off: &#171;&#160;Visions of joy&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 12:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Willy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Jinadu]]></category>
		<category><![CDATA[Kirk Degiorgio]]></category>
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		<category><![CDATA[Séquence off]]></category>
		<category><![CDATA[The Beauty Room]]></category>
		<category><![CDATA[Visions of joy]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas tout à fait récent puisque son arrivée dans les bacs date de 2006, l'album "The Beauty Room" (du groupe au nom identique) est pourtant resté confiné dans la confidentialité. Dommage, la formation britannique (Jinadu et Kirk Degiorgio aux instruments) méritait et mérite toujours une meilleure couverture pour sa Nu Soul aux accents épurés, voire parfois minimalistes, qui rappelle le célèbre duo entre Michael McDonald et James Ingram.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1917" class="wp-caption alignleft" style="width: 209px"><a rel="attachment wp-att-1917" href="http://temoinsdelajava.org/2010/01/31/sequence-off-visions-of-joy/beautyroom1/"><img class="size-thumbnail wp-image-1917" title="Beauty Room" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/BeautyRoom1-199x150.jpg" alt="Beauty Room" width="199" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Beauty Room</p></div>
<p>Pas tout à fait récent puisque son arrivée dans les bacs date de 2006, l&#8217;album &laquo;&nbsp;<em><a href="http://www.junodownload.com/artists/The+Beauty+Room/releases/" target="_blank">The Beauty Room</a></em>&nbsp;&raquo; (du <a href="http://www.thebeautyroom.mu/" target="_blank">groupe</a> au nom identique) est pourtant resté confiné dans la confidentialité. Dommage, la formation britannique (Jinadu et Kirk Degiorgio aux instruments) méritait et mérite toujours une meilleure couverture pour sa Nu Soul aux accents épurés, voire parfois minimalistes, qui rappelle <a href="http://www.youtube.com/watch?v=7HbbM-FG8lQ" target="_blank">le célèbre duo entre Michael McDonald et James Ingram</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce second volet <a href="http://temoinsdelajava.org/2009/12/22/sequence-off-im-in-alu/" target="_blank">des séquences off,</a> la Java vous invite à découvrir un très bon cru à travers le morceau &laquo;&nbsp;<em><a href="http://www.junodownload.com/artists/The+Beauty+Room/releases/" target="_blank">Visions of joy</a></em>&laquo;&nbsp;. Un extrait qui en appelle d&#8217;autres et pour tout dire, au prix d&#8217;un smoothies, ne faites pas les radins avec des artistes qui le valent bien, vous avez l&#8217;album entier en ligne.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="padding-left: 30px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="580" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XC-eN54YxDE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;border=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="580" height="360" src="http://www.youtube.com/v/XC-eN54YxDE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;border=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Extract</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 06:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Albert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Extract]]></category>
		<category><![CDATA[Idiocracy]]></category>
		<category><![CDATA[J.K. simmons]]></category>
		<category><![CDATA[middle class]]></category>
		<category><![CDATA[Mike Judge]]></category>
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		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Assez méconnu de ce côté-ci de l&#8217;atlantique ou ses films ont du mal à se faire distribuer, Mike Judge est pourtant considéré comme un réalisateur culte.  Il a non seuleument égayé les deuxièmes parties soirée de MTV durant les années 90 avec le dessin animé Beavis &#38; Butthead mais il a surtout réalisé deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1863" class="wp-caption alignleft" style="width: 110px"><img class="size-thumbnail wp-image-1863" title="Extract" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/extract_movie_poster_mike_judge_jason_bateman_01-100x150.jpg" alt="" width="100" height="150" /><p class="wp-caption-text">Extract</p></div>
<p>Assez méconnu de ce côté-ci de l&#8217;atlantique ou ses films ont du mal à se faire distribuer, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mike_Judge ">Mike Judge</a> est pourtant considéré comme un réalisateur culte.  Il a non seuleument égayé les deuxièmes parties soirée de MTV durant les années 90 avec le dessin animé <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Beavis_and_Butt-head">Beavis &amp; Butthead</a> mais il a surtout réalisé deux films cultissimes: <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Office_space">Office Space</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Idiocracy">Idiocracy</a>.  Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre ne sont à ma connaissance sorti officiellement en notre beau Royaume <span style="text-decoration: line-through;">Bananier</span> Fritier.</p>
<p>Sorti en 1999, Office Space nous comptait de manière délicieusement passive-aggressive la vie désabusée d&#8217;informaticiens chargé de préparer le passage à l&#8217;an 2000 tant redouté.  Après cette fable existentielle en cubicle, Judge nous avait pondu un opus dystopique du nom d&#8217;Idiocracy.  Jugez plutôt le pitch: deux américains moyens se retrouvent propulsés 500 ans dans le futur dans une civilisation décadente et complètement stupide résultant de la dégénéréscence due au fait que les humains les plus idiots se reproduisent en plus grand nombre que ceux dotés d&#8217;une certaine intelligence.</p>
<p>C&#8217;est donc avec une excitation non dissimulée que nous attendions le retour de Mike Judge avec &laquo;&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Extract_(film) ">Extract</a>&laquo;&nbsp;.  Sur le papier, le film est un alléchant mélange entre Office Space pour son côté PME américaine (et ses <em>overachievers</em> avec le logo brodé sur le polo) et Idiocracy pour l&#8217;imbécilité ambiante.</p>
<p>Il faut malheureusement vite déchanter.  Malgré une bonne brochette d&#8217;acteurs (dont le toujours excellent <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/J._K._Simmons ">J.K. Simmons</a>) et quelques bons moments, le film ne parvient jamais à décoller ni à passioner.  Mike Judge n&#8217;a bien entendu rien perdu de son talent de mise en abîme de la connerie profonde et ordinaire mais le scénario a un léger goût de trop peu et de déjà vu. On peut se demander ce que <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Coen_brothers">Joel et Ethan Coen</a> auraient pu faire de cette histoire de gigolo crétin, de maître—chanteur redneck, de barman chimique et de voisin envahissant&#8230;</p>
<p>On souri bien de temps en temps pendant Extract mais on lui préferera un revisionage d&#8217;Office Space ou d&#8217;Idiocracy&#8230; en attendant la prochaine production de ce réalisateur dont le regard décalé et subversif sur la middle class américaine reste on ne peut plus intéressant.</p>
<p style="padding-left: 90px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/fzJI08YUNik&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/fzJI08YUNik&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Spooks, l&#8217;anti-24 heures chrono</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 21:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Denis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[I love my telly]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis dimanche dernier, les Ricains (et les autres) accueillent Jack Bauer et son tictac addictif pour la huitième fois. Toujours aussi invraisemblable, toujours aussi attachant, ca fait quasi sept ans jour pour jour que cette bonne vieille série appartient à mon Panthéon personnel. Il y a 7 ans, la veille d’un examen trop facile (les vrais savent, ULB Style), j’avais réussi à arracher à mon meilleur pote les cassettes VHS de l’intégrale de la première saison qu’il avait enregistrée la veille sur Canal+ France (ah, ce bon vieux temps où on captait C+ et où on découvrait Six Feet Under sur Canal Jimmy…). Ce jour-là, j’avais bouffé 16 épisodes d’une traite. Et a posteriori, j’aurais dû me les farcir tous d’un coup. Pour la beauté du geste. Et puis, t’façon, mon 12, il était assuré… Tout ça pour dire qu’il ne me viendrait jamais à l’esprit de descendre cette série. Malgré le titre de cette kro’.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1875" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a rel="attachment wp-att-1875" href="http://temoinsdelajava.org/2010/01/25/spooks-l-anti-24-heures-chrono/spooks_wideweb__470x3090/"><img class="size-thumbnail wp-image-1875" title="Spooks" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/spooks_wideweb__470x3090-200x131.jpg" alt="" width="200" height="131" /></a><p class="wp-caption-text">Spooks</p></div>
<p>Depuis dimanche dernier, les Ricains (et les autres) accueillent <a href="http://www.fox.com/24" target="_blank">Jack Bauer et son tictac addictif</a> pour la huitième fois. Toujours aussi invraisemblable, toujours aussi attachant, ca fait quasi sept ans jour pour jour que cette bonne vieille série appartient à mon Panthéon personnel. Il y a 7 ans, la veille d’un examen trop facile (les vrais savent, ULB Style), j’avais réussi à arracher à mon meilleur pote les cassettes VHS de l’intégrale de la première saison qu’il avait enregistrée la veille sur Canal+ France (ah, ce bon vieux temps où on captait C+ et où on découvrait Six Feet Under sur Canal Jimmy…). Ce jour-là, j’avais bouffé 16 épisodes d’une traite. Et a posteriori, j’aurais dû me les farcir tous d’un coup. Pour la beauté du geste. Et puis, t’façon, mon 12, il était assuré… Tout ça pour dire qu’il ne me viendrait jamais à l’esprit de descendre cette série. Malgré le titre de cette kro’.</p>
<blockquote><p><em>This is contamined truth</em></p></blockquote>
<p>Quelques mois après la déferlante 24 outre-Atlantique (qui a coïncidé avec 9/11), les Brittons de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kudos_%28production_company%29" target="_blank">Kudos</a> lançaient, à l’antenne de la <a href="http://www.bbc.co.uk/spooks/" target="_blank">vénérable BBC, Spooks</a>. Pour les non-initiés, ce terme signifie fantôme, revenant. Espion in fine. Il n&#8217;est pas question ici de Jack Ryan, de James Bond ou autre OSS 117 à la con. Nope. Spooks évoque la vie privée et professionnel, avec un flegme très britannique, des membre de la section D du MI5, le contre-espionnage british, dirigée par Harry Pierce (l’impeccablissime <a href="http://www.imdb.com/name/nm0278752/" target="_blank">Peter Firth</a>). L’autre figure majeure du show se nomme Tom Quinn (un <a href="http://www.imdb.com/name/nm0532193/" target="_blank">Matthew Macfadyen</a> pré-<a href="http://www.imdb.com/media/rm36871424/tt0414387" target="_blank">Pride and prejudice</a>) et porte littéralement le show sur ses épaules.</p>
<p>On est loin de la testostérone dégagée par 24. S’il y a bien des moments de stress, c’est plutôt lors de poursuites … à pied plutôt qu’en bagnoles ! La série a l’art de faire monter la pression avec une « bête » filature : un peu de CCTV, un micro dans la manche et that’s it. Simple et pas cher. Pas de gunfight, ni de bagarre, non, mais plutôt de la réflexion, des discussions sur la véracité de tel ou tel « intel ». L’intox est au coin de Thames House …</p>
<blockquote><p><em>Hold me tight</em></p></blockquote>
<p>Pendant toute la première saison, jusqu’à son cliffhanger, c’est bel et bien Tom Quinn, ses amours et ses emmerdes qui sont au centre du jeu. Comment concilier un job d’espion et une vie « normale » ? Comment ne pas ramener à la maison les soucis, quitte à tout faire péter ? Par ailleurs, et heureusement pour nous, la qualité numéro première de la série est de pouvoir jouer avec tous les thèmes sensibles sans tabou : les attentats anti-IVG, l’IRA, la menace islamiste, les cousins américains, le communautarisme made in UK, la corruption, etc. En suivant scrupuleusement l’actualité géopolitique internationale, la série n’a guère de peine à se renouveler.</p>
<blockquote><p>Tout n’est pas si facile</p></blockquote>
<p>Tout n’est pas parfait sous le ciel d’Albion. Pendant les cinq premières saisons, les épisodes sont des « stand alone ». S’il y a un bien un fil rouge psychologique qui sert d’arc narratif sur une saison, chaque intrigue se règle dans les 60 minutes réglementaires. Il faudra donc attendre la saison 6 pour que Spooks devienne une série feuilletonnante, ce qui est tout de même plus agréable.</p>
<p>Que les âmes sensibles soient prévenues : les têtes tombent dans Spooks. Prière de ne pas s’attacher aux personnages principaux car il arrive des bricoles à tout le monde. On notera, à ce propos, une différence flagrante avec 24 : là où les Ricains n&#8217;ont pas les couilles de tenir compte des fins de saison à s&#8217;arracher les cheveux (David Palmer qui s&#8217;écroule empoissonné à la fin de la S2 n&#8217;a aucun souci dans la S3, Jack B. kidnappé et qui revient en 15 minutes la saison d&#8217;après, etc.), les Brittons y font franco et enchaînent les saisons à la seconde près. Et vas-y que je te pète une baraque avec femme et enfant, que je te tue le patron et me barre, que je me fais kidnapper par les Ruskofs, qu&#8217;un immeuble avec un Home Secretary s&#8217;effrondre, etc., etcétéra.</p>
<div id="attachment_1874" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><a rel="attachment wp-att-1874" href="http://temoinsdelajava.org/2010/01/25/spooks-l-anti-24-heures-chrono/spooks/"><img class="size-full wp-image-1874 " title="Spooks" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/spooks.jpg" alt="" width="420" height="251" /></a><p class="wp-caption-text">Spooks</p></div>
<p>Outre cet aspect-là, on ne peut évoquer Spooks sans parler de ce charme british à nul autre pareil. Oubliés les &laquo;&nbsp;put your gun down&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;NOW !&nbsp;&raquo; et autres &laquo;&nbsp;Son of a bitch&nbsp;&raquo;. A Londres, l&#8217;atmosphère est complètement différente et, ma foi, rafraichissante. Si la qualité de la série a tendance à très légèrement s&#8217;estomper au fil du temps, Spooks reste un spyshow excellent.</p>
<p><em>Spooks est diffusé chaque automne sur la BBC. La saison 9 est attendue fin 2010. Les DVD sont disponibles <a href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&amp;url=search-alias%3Daps&amp;field-keywords=spooks&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank">online à un prix très correct</a>.</em></p>
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		<title>Pathé Palace 0 &#8211; 1 Urbanisme Fonctionnaire</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 11:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Willy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Judas m'a dit !]]></category>
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		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Permis d'urbanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines de cela, la Java s'était faite l'écho du dossier d'urbanisme au Pathé Palace à Bruxelles. Nous avions du reste énoncé de manière un peu résignée, "Victor Horta s’est déjà retourné trois fois dans sa tombe, Paul Hankar aussi. Alors Hamesse, hein…".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1841" class="wp-caption alignleft" style="width: 149px"><a rel="attachment wp-att-1841" href="http://temoinsdelajava.org/2010/01/23/pathe-palace-0-1-urbanisme-fonctionnaire/681_52b1dc411bb4bb1219500b284bd87c73/"><img class="size-thumbnail wp-image-1841 " title="Pathé Palace" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/681_52b1dc411bb4bb1219500b284bd87c73-198x150.jpg" alt="" width="139" height="105" /></a><p class="wp-caption-text">Pathé Palace</p></div>
<p>Il y a quelques semaines de cela, la Java s&#8217;était faite <a href="http://temoinsdelajava.org/2009/11/18/le-chagrin-du-pathe-palace/" target="_blank">l&#8217;écho du dossier d&#8217;urbanisme au Pathé Palace</a> à Bruxelles. Nous avions du reste énoncé de manière un peu résignée, &laquo;&nbsp;<em>Victor Horta s’est déjà retourné trois fois dans sa tombe, Paul Hankar aussi. Alors Hamesse, hein…</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est donc sans trop de grande surprise que nous avons appris l&#8217;information selon laquelle <a href="http://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/la-saga-du-pathe-palace-touche-t-elle-a-sa-fin-179046" target="_blank">la Région a délivré un permis unique</a> pour <a href="http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/556663/lever-de-rideau-en-2013.html" target="_blank">la rénovation de l&#8217;immeuble</a>, sans regard <a href="http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/530430/le-cinema-pathe-palace-en-sursis.html">des remarques</a> qui avaient pourtant été émises par la Commission de Concertation de la Ville de Bruxelles et la Commission Royale des Monuments et Sites sur <a href="http://www.brussel.be/artdet.cfm/docs0sr4gVeVk0=" target="_blank">la préservation des trésors architecturaux</a>.</p>
<p>Il n&#8217;y a qu&#8217;à Bruxelles où l&#8217;on trouve normal de pulvériser les bijoux que l&#8217;on a pourtant valorisé les années précédentes, lors des journées du patrimoine (il faut quand même le faire !). A Paris, on jetterait aux lions l&#8217;urbaniste-fonctionnaire et les politiques qui s&#8217;embarrassent peu ou prou de toutes considérations patrimoniales ,juste pour faire aboutir des plans de développement.</p>
<p>Ce qui est d&#8217;autant plus troublant dans ce projet, c&#8217;est que tout est fondé sur <a href="http://www.lepalace.be/?node=21&amp;description=Rénovation+du+bâtiment" target="_blank">la création mégalomane</a> de quatre salles de cinéma d&#8217;art et d&#8217;essai, un restaurant et un shopping dont on peut sincèrement se demander quels seront leurs chiffres de fréquentation et, partant, les hypothèses de rentabilité (le secteur du cinéma hors piste est déjà à l&#8217;agonie en Région bruxelloise).</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1844" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a rel="attachment wp-att-1844" href="http://temoinsdelajava.org/2010/01/23/pathe-palace-0-1-urbanisme-fonctionnaire/pathe-palace-500/"><img class="size-full wp-image-1844" title="Pathé Palace" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/pathe-palace-500.jpg" alt="" width="500" height="413" /></a><p class="wp-caption-text">Pathé Palace</p></div>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Think small, do it better</em>&laquo;&nbsp;, une maxime qui n&#8217;est pas près d&#8217;être plantée et jardinée dans la capitale. Mais qu&#8217;importe, Mesdames et Messieurs, cachons donc cette coupole de toute beauté, abattez moi ces cintres et cette cage de scène, réinventons le bâti sur les cendres, c&#8217;est cela le progrès culturel&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Serveur musical Olive 4HD</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 11:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Albert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce qui reste de l'industrie musicale est en pleine mutation aussi bien sur le plan économique que technologique et, dans les deux cas, le monde semble s'orienter chaque vers une dématérialisation croissante de la musique. Si la chaleur du vinyl restera probablement longtemps encore chère au coeur des DJ, des collectionneurs et des audiophiles, de plus en plus nombreux sont ceux qui se débarasseraient bien volontiers de ces centaines de galettes de plastique entassées dans des meubles au design laissant souvent à désirer.  La solution?  Un serveur musical stockant des milliers de fichiers audio accessible en un clic...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1833" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><img class="size-thumbnail wp-image-1833 " title="Serveur musical Olive 4HD" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/olive4hd-200x133.jpg" alt="" width="200" height="133" /><p class="wp-caption-text">Serveur musical Olive 4HD</p></div>
<p>Ce qui reste de l&#8217;industrie musicale est en pleine mutation aussi bien sur le plan économique que technologique et, dans les deux cas, le monde semble s&#8217;orienter chaque vers une <strong>dématérialisation</strong> croissante de la musique.</p>
<p>Si la <strong>chaleur du vinyl</strong> restera probablement longtemps encore chère au coeur des DJ, des collectionneurs et des audiophiles, de plus en plus nombreux sont ceux qui se débarasseraient bien volontiers de ces centaines de galettes de plastique entassées dans des meubles au design laissant souvent à désirer.  La solution?  Un <strong>serveur musical</strong> stockant des milliers de fichiers audio accessible en un clic&#8230;</p>
<p>Des solutions grand public de type Media PC (pouah!) ou docking stations pour iPod (beurk!) ne sont pas une option pour l&#8217;audiophile qui souhaite des fichiers <strong>haute résolution</strong> et une <strong>conversion numérique-analogique de haute qualité</strong>.</p>
<p>Des fabricants haut de gamme comme Naim ou McIntosch se sont bien aventurés sur ce terrain en s&#8217;y embourbant à cause de leur traditionalisme, d&#8217;une piètre utilisabilité et surtout des prix exhorbitants pour une fiabilité pas toujours au rendez-vous.  Il fallait un nouvel acteur pour redynamiser ce marché paralysé par une offre inadaptée.  Fondée en 2005, <a href="http://www.olive.us/">Olive</a> s&#8217;est concentré directement sur la production de serveurs musicaux avec une <strong>approche moderne</strong>, orientée d&#8217;avantage vers le software que sur le hardware.</p>
<p>Dernier appareil en date, le <a href="http://www.olive.us/products/olive4hd/overview.html ">Olive 4HD</a>, est une bien jolie boite avec une finition métalique que ne renierait pas Apple.  La face avant, inclinée, dispose d&#8217;un lecteur de CD et d&#8217;un <strong>écran couleur tactile</strong>.  A l&#8217;arrière: des <strong>sorties audio analogiques et numériques</strong>, la connectique réseau (<strong>ethernet</strong> et antenne <strong>Wi-Fi</strong>) et un <strong>port USB</strong> pour y connecter un disque dur de backup.  Les <strong>2 terabytes</strong> de stockage peuvent accueillir 20000 morceaux ou 6000 CD (en qualité optimale) au format MP3, AAC, WAV ou FLAC.</p>
<p>La <strong>numérisation des CD</strong> est totalement transparente, les titres et les pochettes sont automatiquement téléchargés.  Il est aussi possible de déposer des morceaux via un <strong>dossier partagé accessible par réseau</strong>.  Sans avoir à effectuer la moindre configuration supplémentaire, les morceaux stockés sur le Olive 4HD sont aussi accessibles en lecture pour les utilisateurs d&#8217;<strong>iTunes</strong>.</p>
<p>S&#8217;il n&#8217;a pas la réactivité de celui d&#8217;un iPhone, l&#8217;écran tactile permet une <strong>navigation et une recherche aisée</strong> parmi les milliers de morceaux.  L&#8217;appareil peut aussi être contrôlé à distance via une <strong>télécommande</strong> mais aussi une <strong>interface web</strong> et même une <strong>application iPhone</strong> dédiée.  Une seconde interface web , Maestro, permet également de gérer la base de données des morceaux, uploader des pochettes manquantes ou manipuler des playlists.</p>
<p>Même si certains puristes insisterons pour y adjoindre un DAC externe, <strong>la qualité sonore du Olive 4HD est excellente</strong>.  Dans certains cas, le son était même plus clair que celui du disque original joué sur une platine CD haute-fidélité.  Malgré leur niveau de compression souvant élevé, le rendu des radios internet s&#8217;est aussi révélée impressionant.</p>
<p>Le produit n&#8217;est pas encore exempt de défauts.   Software oblige, on a parfois à droit a des plantages et l&#8217;interface web Maestro n&#8217;est pas toujours un modèle d&#8217;intuitivité mais on peut compter sur le système de <strong>mises à jour automatique</strong> pour palier ces petits problèmes dans les mois à venir.  Dans l&#8217;ensemble, cet appareil représente un <strong>excellent rapport qualité/prix</strong> et un <strong>confort d&#8217;utilisation</strong> largement au dessus de ses compétiteurs.  A bon entendeur&#8230;</p>
<div id="_mcePaste">En démonstration et en vente chez <a href="http://www.newmusic.be/">New Music</a> à Bruxelles</div>
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		<title>Le bal des actrices</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jan 2010 08:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Albert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Besco Maiwenn Le]]></category>
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		<description><![CDATA[S'il y a bien deux choses dont la France manque c'est de l'autodérision et des bons films. Pour l'autodérision on avait perdu tout espoir. Pour ce qui est du cinéma, on ne peut pas dire que la production gauloise de ces 10 dernières années nous ait gratifié de chefs d'oeuvres avec son lot de comédies pathétiques et d'exceptions culturelles lourdingues.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1822" class="wp-caption alignleft" style="width: 122px"><img class="size-thumbnail wp-image-1822" title="Le bal des actrices" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/19015872_w434_h_q801-112x150.jpg" alt="" width="112" height="150" /><p class="wp-caption-text">Le bal des actrices</p></div>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il y a bien deux choses dont la France manque c&#8217;est de l&#8217;autodérision et des bons films.  Pour l&#8217;autodérision on avait perdu tout espoir.  Pour ce qui est du cinéma, on ne peut pas dire que la production gauloise de ces 10 dernières années nous ait gratifié de chefs d&#8217;oeuvres avec son lot de comédies pathétiques et d&#8217;exceptions culturelles lourdingues.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/bal-actrices-Jeanne-Balibar/dp/B002A2NAQW" target="_blank">Le bal des actrices</a>&nbsp;&raquo; donc&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Nul n&#8217;aurait parié qu&#8217;une (des nombreuses) ex de Luc Besson allait parvenir à nous pondre un film solidement ancré en bord de Seine mais débordant d&#8217;une autodérision tellement aigre qu&#8217;elle en devient parfois dérangeante.</p>
<p>Ne tournons pas autour du pot, ce <strong>Bal des actrices</strong> est un pur vilain petit canard de film, un docu-fiction satirique qui s&#8217;apprécie du premier au troisième degré.  Un régal d&#8217;humour pince-sans-rire au cynisme délicieusement doux-amer.</p>
<p style="text-align: justify;">Telle une étudiante narcissique, la réalisatrice Maïwenn se balade caméra au poing pour aller à la rencontre de ses copines actrices.  Le propos va plus loin que la simple moquerie d&#8217;un certain parisianisme ou d&#8217;égos surdimensionnés, on nous laisse ici entrevoir aussi une face plus sombre au glamour: mépris, humiliation, manipulation, vacuité&#8230; chacune des héroines y va de sa petite névrose.  On découvre une Karin Viard qui rêve de blockbusters Hollywoodiens, une Jeanne Balibar sous médoc, une Marina Foïs botoxée, une Mélanie Doutey blasée ou encore une Romane Bohringer au bout du rouleau et contrainte de cachetonner.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour compléter ce casting de cérémonie des Césars et jouant le compagnon de Maïwenn, l&#8217;improbable papa-gateau Joey Starr s&#8217;intègre parfaitement à ce tableau à l&#8217;acide du petit monde des actrices. Impressionnant de naturel et de (fausse) sincérité, ce film est probablement la production française  la plus originale de ces dernières années de par son côté brut et 100% ad hominem.</p>
<p>Pour conclure, on retiendra ce moment de bonheur ou Joey nous gratifie d&#8217;un vibrant et sincère : &laquo;&nbsp;On s&#8217;en fout des frères Dardenne!&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Disponible sur <a href="http://www.amazon.fr/dp/B002A2NAQW">amazon.fr</a></p>
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		<title>Un héros polonais</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 06:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frère Joseph</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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		<category><![CDATA[Yannick Haenel]]></category>

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		<description><![CDATA[La vente de papier consacré à la deuxième guerre mondiale reste une valeur sûre pour les maisons d’édition en mal de rentrée financière. Et dans le genre, le meilleur côtoie le pire. A fortiori quand il s’agit de roman. C’est donc avec beaucoup de prudence que je me suis procuré le livre que Yannick Haenel a consacré à Jan Karski, un peu échaudé par les commentaires trop bienveillants de quelques critiques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1818" class="wp-caption alignleft" style="width: 113px"><img class="size-thumbnail wp-image-1818" title="Jan Karski" src="http://temoinsdelajava.org/wp-content/uploads/2010/01/1624148-2183570-103x150.jpg" alt="Jan Karski" width="103" height="150" /><p class="wp-caption-text">Jan Karski</p></div>
<p>La vente de papier consacré à la deuxième guerre mondiale reste une valeur sûre pour les maisons d’édition en mal de rentrée financière. Et dans le genre, le meilleur côtoie le pire. A fortiori quand il s’agit de roman. C’est donc avec beaucoup de prudence que je me suis procuré <a href="http://www.amazon.fr/Jan-Karski-Yannick-Haenel/dp/2070123111" target="_blank">le livre que Yannick Haenel a consacré à Jan Karski</a>, un peu échaudé par les commentaires trop bienveillants de quelques critiques.</p>
<p>Il est difficile de classer ce récit consacré à un héros controversé de la résistance polonaise qui aurait été un des premiers à alerter les alliés, via le gouvernement polonais en exil à Londres, de l’existence des camps d’extermination. On est quelque part entre le roman et l&#8217;essai et on sent que cette dualité est un choix délibéré de l&#8217;écrivain.</p>
<p>Et c’est sans doute cette structure originale qui rend l’opus intéressant. Partant du témoignage de Karski dans Shoah (un des moments très forts du film de Claude Lanzmann), Haenel poursuit avec un résumé du livre écrit par Karski lui-même à la fin de la deuxième guerre mondiale.  Les pages de Haneel se ponctuent par un monologue romancé où le héros se raconte au travers de la plume aérée de l’écrivain français.</p>
<p>Ce triptyque fait évidemment penser aux bienveillantes de Littel.  L’écho que l&#8217;histoire de Karski fait à celle de Max Aue est parfois saisissante.  En filigrane des péripéties tragiques du résistant polonais à travers la Pologne occupée, on croit entrevoir l’ombre du « bourreau » de Littel même si la chronologie et l’espace géographique des deux personnages diffèrent. Mais là où Littel romance (et force parfois le trait comme à la fin de son ouvrage), Haenel reste ancré dans le tragique et dans la réalité.</p>
<p>Le parallèle se poursuit dans les thèmes de réflexions que la lecture des deux livres suscite. Littel nous emmenait, notamment, sur le terrain, glissant, de la variabilité des degrés de responsabilités au sein de l’appareil nazi. Haenel, à partir du témoignage de son personnage, nous plonge dans un débat difficile sur la responsabilité des alliés dans l’extermination des Juifs d’Europe. Il n’oublie pas, au passage, de souligner les basses œuvres de Staline à Katyn et ailleurs dans le démembrement et la tentative d’anéantissement de la Pologne. Sans excuser l’antisémitisme polonais, le livre offre enfin un éclairage intéressant sur la manière dont la Pologne est passée, dans l’inconscient collectif européen, du stade, établi objectivement, de victime du nazisme et du stalinisme à celui de complice. Comme pour mieux dédouaner, sans doute, l’attitude, controversable, des alliés.</p>
<p>Au final, on se retrouve avec un récit condensé (moins de 200 pages) qui entretient la mémoire d’un personnage hors normes et qui ramène le lecteur, habitué à notre nombrilisme qui situe l’essentiel de la second guerre mondiale dans l’hexagone ou dans les Ardennes, sur des territoires de réflexions souvent méconnus du lectorat francophone. Sans doute, donc, les meilleures pages francophones écrites sur la seconde guerre mondiale depuis les bienveillantes. Rien qu’en cela, ce bouquin est une belle réussite qui a bien mérité les différents prix glanés (dont l’Interrallié) et son succès en librairie.</p>
<p>Yannick Haenel, Jan Karski, Gallimard, 186 pages</p>
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